5p29d.md (1133B)
1 L'âme, en tant qu'elle conçoit l'existence présente du corps, conçoit la durée, 2 laquelle se détermine dans le temps, et elle n'a, par conséquent, que le pouvoir 3 de concevoir les choses en relation avec le temps (par la Propos. 21, part. 5 et 4 la Propos. 26, part. 2). Or, l'éternité ne peut se déterminer par la durée (en 5 vertu de la Déf. 8, part. 1 et de l'Explication qui la suit). Donc l'âme, sous 6 ce point de vue, n'a pas le pouvoir de concevoir les choses sous le caractère de 7 l'éternité; mais comme il est de la nature de la raison de concevoir les choses 8 sous le caractère de l'éternité (par le Coroll. 2 de la Propos. 44, part. 2), et 9 qu'il appartient aussi à la nature de l'âme de concevoir l'essence du corps sous 10 le caractère de l'éternité (par la Propos. 23, part. 5), et comme enfin, hormis 11 ces deux choses, rien de plus n'appartient à l'essence de l'âme (par la Propos. 12 13, part. 2), il s'ensuit que cette puissance de concevoir les choses sous le 13 caractère de l'éternité n'appartient à l'âme qu'en tant qu'elle conçoit 14 l'essence du corps sous le caractère de l'éternité. C. Q. F. D. 15 16