4p7d.md (1205B)
1 Une passion, en tant qu'elle se rapporte à l'âme, c'est une idée par laquelle 2 l'âme affirme la force d'existence plus grande ou plus petite de son corps (en 3 vertu de la Déf. gén. des passions qui se trouve à la fin de la partie 3). Lors 4 donc que l'âme est agitée par quelque passion, le corps éprouve en même temps 5 une affection qui augmente ou diminue sa puissance d'agir. Or cette affection du 6 corps reçoit de sa cause (par la Propos. 5, part. 4) la force de persévérer dans 7 son être et cette force ne peut donc (par la Propos. 6, part. 2) être empêchée 8 ou détruite que par une cause corporelle, qui fasse éprouver au corps une 9 affection contraire à la première (par la Propos. 5, part. 3), et plus forte 10 (Par l'Ax. l, part. 4); et par conséquent l'âme est affectée (par la Propos. 12, 11 part. 2) de l'idée d'une affection contraire à la première, et plus forte; en 12 d'autres termes (par la Déf. gén. des passions), elle éprouve une passion 13 contraire à la première et plus forte, qui exclut par conséquent ou détruit la 14 première; d'où il résulte finalement qu'une passion ne peut être empêchée ou 15 détruite que par une passion contraire et plus forte. C. Q. F. D. 16 17