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1 Le chatouillement est un sentiment de joie qui consiste, relativement au corps, 2 en ce que l'une de ses parties, ou bien un certain nombre d'entre elles, sont 3 affectées de préférence à toutes les autres (voyez la Déf. de cette passion dans 4 le Schol. de la Propos. 11, part. 3); et cette affection peut avoir une telle 5 puissance qu'elle surpasse les autres actions du corps (par la Propos. 6, part. 6 4), et s'attache à lui avec persistance, de manière à empêcher que le corps 7 puisse être propre à recevoir des modifications diverses; d'où il suit (par la 8 Propos. 38, part. 4) que cette affection est mauvaise. Maintenant, la douleur, 9 qui est au contraire un sentiment de tristesse, prise en soi, ne peut être bonne 10 (par la Propos. 41, part. 4). Mais comme sa force et son accroissement se 11 mesurent par le rapport de la puissance d'une cause extérieure avec la nôtre 12 (par la Propos. 5, part. 4), nous pouvons concevoir pour cette passion une 13 infinité de degrés divers de force et des modifications infinies (par la Propos. 14 3, part. 4), et, en conséquence, on peut la concevoir de telle façon qu'elle 15 puisse contenir le chatouillement, en faire disparaître l'excès, et empêcher 16 ainsi (par la première part. de cette propos.) que le corps ne devienne moins 17 propre à ses fonctions. Or, sous ce point de vue, la douleur est bonne. C. Q. F. 18 D. 19 20