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1 On m'adressera peut-être cette question: Si le souverain bien de ceux qui 2 suivent la vertu n'était pas commun à tous, ne s'ensuivrait-il pas, comme plus 3 haut (par la Propos. 25, part. 4), que les hommes, en tant qu'ils vivent suivant 4 la raison, c'est-à-dire (par la Propos. 35, part. 4), en tant qu'ils sont en 5 conformité parfaite de nature, sont contraires les uns aux autres ? Je réponds à 6 cela que ce n'est point par accident, mais par la nature même de la raison, que 7 le souverain bien des hommes leur est commun à tous. Le souverain bien, en 8 effet, est de l'essence même de l'homme en tant que raisonnable, et l'homme ne 9 pourrait exister ni être conçu s'il n'avait pas la puissance de jouir de ce bien 10 souverain, puisqu'il appartient à l'essence de l'âme humaine (par la Propos. 47, 11 Part. 2) d'avoir une connaissance adéquate de l'essence éternelle et infinie de 12 Dieu. 13 14