3p49d.md (786B)
1 Un être que nous croyons libre doit être perçu par soi et indépendamment de 2 toute autre chose (en Vertu de la Déf. 7, partie 1). Si donc nous imaginons 3 qu'un tel être nous est une cause de joie ou de tristesse, par cela même (en 4 vertu du Schol. de la propos. 13, partie 3), nous l'aimerons ou nous le haïrons, 5 et cela (en vertu de la Propos. précéd.), du plus grand amour ou de la plus 6 grande haine qui puisse provenir de l'impression reçue. Si au contraire nous 7 imaginons l'être qui est la cause de cette impression comme nécessité, alors 8 (par la Déf. 7, partie 1) nous croirons qu'il n'en est pas tout seul la cause, 9 mais avec lui beaucoup d'autres êtres, et conséquemment (par la Propos. précéd.) 10 nous éprouverons pour lui moins de haine ou d'amour. C. Q. F. D. 11 12