3p35d.md (1316B)
1 A mesure que nous imaginons l'objet aimé comme animé pour nous d'une passion 2 plus grande, nous nous glorifions davantage (par la Propos. précéd.); ce qui 3 revient à dire (par le Schol. de la Propos. 30, partie 3) que nous en éprouvons 4 d'autant plus de joie; par conséquent (en vertu de la Propos. 28, partie 3) nous 5 faisons effort, autant qu'il est en nous, pour imaginer que le lien qui nous 6 unit à l'objet aimé est le plus étroit possible; et cet effort ou cet appétit 7 est alimenté par l'idée qu'un autre éprouve pour cet 8 9 objet le même désir (par la Propos. 31 , partie 3). Or, on suppose ici que cet 10 effort ou appétit est empêché par l'idée de l'objet aimé lui-même, en ce qu'elle 11 est jointe à l'image de celui qu'il nous donne pour rival. Donc, par cela seul 12 (en vertu du Schol. de la Propos. 11, partie 3), nous éprouverons un sentiment 13 de tristesse joint à l'idée de la chose aimée comme cause d'une part, et de 14 l'autre, à l'image de notre rival; en d'autres termes (par le Schol. de la 15 Propos. 13, partie 3) nous éprouverons de la haine pour l'objet aimé et en même 16 temps pour notre rival (par le Corollaire de la Propos. 15, partie 3), lequel 17 nous inspirera également de l'envie, en tant qu'il est heureux par l'objet aimé 18 (en vertu de la Propos. 23, partie 3). C. Q. F. D. 19 20