3p23d.md (835B)
1 L'objet odieux, en tant qu'il est dans la tristesse, tend à la destruction de 2 son être, et y tend d'autant plus que la tristesse est plus forte (par le Schol. 3 de la Propos. 11 partie 3). Celui donc qui se représente l'objet odieux dans la 4 tristesse devra (par la propos. 20, partie 3) en être réjoui, et avec d'autant 5 plus de force qu'il se figure cette tristesse plus grande. Voilà le premier 6 point. De plus, la joie exprime l'existence de celui qui l'éprouve (par le même 7 Schol. de la Propos. 11, partie 3), et avec d'autant plus de force qu'elle est 8 plus grande. Lors donc qu'on se représente l'objet odieux dans la joie, l'effort 9 de l'âme est empêché par cette image (en vertu de la Propos. 13, partie 3); en 10 d'autres termes (par le Schol. de la Propos. 11, partie 3), l'âme est saisie de 11 tristesse, etc. C. Q. F. D. 12 13