3p21d.md (1125B)
1 Les images des choses qui impliquent l'existence de l'objet aimé favorisent 2 (comme nous l'avons démontré dans la Propos. 19, partie 3) l'effort que fait 3 l'âme pour se représenter cet objet aimé. Or, la joie exprime l'existence de 4 celui qui l'éprouve, et d'autant plus qu'elle même est plus grande; car la joie 5 est (par le Schol. de la Propos. 11, part. 3) le passage à une plus grande 6 perfection. Donc, l'image de la joie dans l'objet aient favorise l'effort de 7 l'âme de celui qui aime; en d'autres termes (par le Schol. de la Propos. 11, 8 part. 3), elle le réjouit, et avec d'autant plus de force que la joie est plus 9 grande dans l'objet aimé. Voilà le premier point. En second lieu, tout être, en 10 tant qu'il est saisi de tristesse, tend à la destruction de son être, avec 11 d'autant plus de force que sa tristesse est plus grande (par le même Schol. de 12 la Propos. 11, partie 3); et, en conséquence (par la Propos. 19, part. 3), celui 13 qui se représente l'objet aimé dans la tristesse éprouvera aussi cette 14 affection, et avec d'autant plus de force qu'elle sera plus grande dans l'objet 15 aimé. C. Q. F. D. 16 17