3ad42e.md (727B)
1 La consternation est donc une espèce de pusillanimité. Mais comme la 2 consternation naît d'une double crainte, on peut la définir plus convenablement: 3 cette crainte qui enchaîne un homme stupéfait ou troublé à ce point qu'il ne 4 peut écarter le mal qui le menace. Je dis stupéfait, en tant que son désir 5 d'éviter le mal est empêché par l'étonnement. Je dis troublé, en tant que ce 6 même désir est empêché en lui par la crainte d'un autre mal qui le tourmente au 7 même degré; ce qui fait qu'il ne sait lequel des deux il doit éviter. (Voyez sur 8 ce point le Schol. de la Propos. 39 et le Schol. de la Propos. 52, partie 3. 9 Voyez aussi sur la pusillanimité et l'audace le Schol. de la Propos. 51, partie 10 3.). 11 12