2p49d.md (1346B)
1 Il n'y a dans l'âme (par la Propos. précéd.) aucune faculté absolue de vouloir 2 ou de ne pas vouloir, mais seulement des volitions particulières, comme telle ou 3 telle affirmation, telle ou telle négation. Supposons donc une certaine volition 4 particulière, par exemple, ce mode de la pensée par lequel l'âme affirme que les 5 trois angles d'un triangle sont égaux à deux droits. Cette affirmation enveloppe 6 le concept ou l'idée du triangle, c'est-à- dire ne peut être conçue sans l'idée 7 du triangle; car c'est même chose de dire: A doit envelopper B, ou bien: A ne 8 peut pas être conçu sans B. Maintenant (d'après l'Axiome 3, partie 2) cette 9 affirmation ne peut exister sans l'idée du triangle. Elle ne peut donc ni être 10 conçue, ni exister sans cette idée. De même, l'idée du triangle doit envelopper 11 cette même affirmation, que les trois angles du triangle sont égaux à deux 12 droits; de sorte que, réciproquement, elle ne peut ni exister, ni être conçue 13 sans elle: par conséquent (en vertu de la Déf. 2, partie 2) cette affirmation se 14 rapporte à l'essence de l'idée du triangle, et n'est absolument rien autre 15 chose. Or, ce que nous disons de cette volition (que nous avons prise comme 16 toute autre), il faut le dire aussi de toute volition quelconque, savoir qu'elle 17 n'est rien de distinct de l'idée. C. Q. F. D. 18 19