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1 L'idée ou connaissance de l'âme résulte de la nature de Dieu et s'y rapporte 2 (par la Propos. 20, partie 2) de la même façon que l'idée ou connaissance du 3 corps. Or, puisque (par la Propos. 19, partie 2) l'âme humaine ne connaît pas le 4 corps humain lui-même, en d'autres termes (par le Corollaire de la Propos. 11, 5 partie 2), puisque la connaissance du corps humain ne se rapporte pas à Dieu, en 6 tant qu'il constitue la nature de l'âme humaine, il s'ensuit que la connaissance 7 de l'âme ne se rapporte pas non plus à Dieu, en tant qu'il constitue l'essence 8 de l'âme; par conséquent (en vertu de ce même Corollaire de la Propos. 11, 9 partie 2), que l'âme humaine, sous ce point de vue, ne se connaît pas elle-même. 10 Maintenant, les idées des affections du corps enveloppent la nature de ce même 11 corps (par le Corollaire de la Propos. 16, partie 2); en d'autres termes (par la 12 Propos. 13, partie 2), elles s'accordent avec la nature de l'âme; par 13 conséquent, la connaissance de ces idées enveloppera nécessairement la 14 connaissance de l'âme; or (par la Propos. précéd.), la connaissance de ces idées 15 se trouve dans l'âme. C'est donc sous ce point de vue seulement que l'âme 16 humaine se connaît elle-même. C. Q. F. D. 17 18