2p1sc.md (592B)
1 Cette proposition est également évidente par cela seul qu'un être pensant peut 2 être conçu comme infini. Nous concevons en effet qu'un être pensant, plus il 3 pense de choses, plus il contient de réalité ou de perfection; par conséquent, 4 un être qui pense une infinité de choses infiniment modifiées est infini par la 5 vertu pensante qui est en lui. Puis donc qu'à ne considérer que la seule pensée, 6 nous concevons un être comme infini, il faut nécessairement (par les Déf. 4 et 7 6, part. 1) que la pensée soit un des attributs infinis de Dieu, comme nous 8 voulions l'établir. 9 10