2p13d.md (993B)
1 Si, en effet, le corps n'était pas l'objet de l'âme, les idées des affections du 2 corps ne se trouveraient pas en Dieu, en tant qu'il constitue notre âme, mais en 3 tant qu'il constitue l'âme d'une autre chose, c'est-à-dire (par le Corollaire de 4 la Propos. 11, partie 2) que les idées des affections du corps ne se 5 trouveraient pas dans notre âme Or (par l'Axiome 4, partie 2), nous avons l'idée 6 des affections du corps. Donc l'objet de l'idée qui constitue l'âme humaine, 7 c'est le corps, et le corps existant en acte (par la Propos. 11, part. 2). En 8 outre, si l'âme avait, outre le corps, un autre objet, comme rien n'existe (par 9 la Propos. 36, part. 1) d'où ne résulte quelque effet, il devrait se trouver 10 nécessairement dans notre âme (par la Propos. 11, part. 2) l'idée de quelque 11 effet résultant de cet objet. Or, notre âme ne possède point cette idée (par 12 l'Ax. 5, part. 2). Donc l'objet de notre âme c'est le corps, le corps comme 13 existant en acte, et rien de plus. 14 15