2p11d.md (1118B)
1 Ce qui constitue l'essence de l'homme (par le Corollaire de la Propos. 2 précédente), ce sont certains modes des attributs de Dieu, savoir (par l'Axiome 3 2, partie 2) des modes de la pensée, entre lesquels l'idée est (par l'Axiome 3, 4 partie 2) de sa nature antérieure à tous les autres, de façon que si elle est 5 donnée, tous les autres modes (ceux auxquels l'idée est antérieure de sa nature) 6 doivent se trouver dans le même individu (par l'Axiome 4, partie 2). Ainsi donc, 7 l'idée est le premier fondement de l'être de l'âme humaine. Mais cette idée ne 8 peut être celle d'une chose qui n'existe pas actuellement; car alors (par le 9 Corollaire de la Propos. 8, partie 2) l'idée ellemême n'existerait pas 10 actuellement. Ce sera donc l'idée d'une chose actuellement existante, mais non 11 pas d'une chose infinie; car une chose infinie (par la Propos. 21 et la Propos. 12 23, Schol. 1), doit toujours exister nécessairement; or ici, cela serait absurde 13 (par l'Axiome 1, part. 2). Donc, le premier fondement de l'être de l'âme 14 humaine, c'est l'idée d'une chose particulière et qui existe en acte. C. Q. F. 15 D. 16 17