1p32c2.md (1086B)
1 Il en résulte: 2° que la volonté et l'entendement ont le même rapport à la 2 nature de Dieu que le mouvement et le repos, et absolument parlant, que toutes 3 les choses naturelles qui ont besoin, pour exister et pour agir d'une certaine 4 façon, que Dieu les y détermine; car la volonté, comme tout le reste, demande 5 une cause qui la détermine à exister et à agir d'une manière donnée, et bien 6 que, d'une volonté ou d'un entendement donnés, il résulte une infinité de 7 choses, on ne dit pas toutefois que Dieu agisse en vertu d'une libre volonté, 8 pas plus qu'on ne dit que les choses (en nombre infini) qui résultent du 9 mouvement et du repos agissent avec la liberté du mouvement et du repos. Par 10 conséquent, la volonté n'appartient pas davantage à la nature de Dieu que toutes 11 les autres choses naturelles; mais elle a avec l'essence divine le même rapport 12 que le mouvement, ou le repos, et en général tout ce qui résulte, comme nous 13 l'avons montré, de la nécessité de la nature divine, et est déterminé par elle à 14 exister et à agir d'une manière donnée. 15 16