4p7d.md (1116B)
1 Une affection, en tant qu'elle se rapporte à l'Âme, est une idée par laquelle 2 l'Âme affirme une force d'exister de son Corps plus grande ou moindre 3 qu'auparavant (*Définition générale des Affections à la fin de la troisième 4 partie*). Quand donc l'Âme est dominée par quelque affection, le Corps est 5 affecté en même temps d'une affection qui accroît ou diminue sa puissance 6 d'agir. En outre, cette affection du Corps (*Prop. 5*) reçoit de sa cause la force 7 de persévérer dans son être; elle ne peut donc être réduite ni ôtée, sinon par 8 une cause corporelle (*Prop. 6, p. II*) qui affecte le Corps d'une affection 9 contraire à elle (*Prop. 5, p. III*) et plus forte (*Axiome*), et alors (*Prop. 12, 10 p. II*) l'Âme sera affectée de l'idée d'une affection plus forte, et contraire à 11 la première, c'est-à-dire (*Défin. gén. des Affections*) que l'Âme éprouvera une 12 affection plus forte, et contraire à la première, qui exclura ou ôtera 13 l'existence de la première, et par suite une affection ne peut être ni ôtée ni 14 réduite sinon par une affection contraire et plus forte. C.Q.F.D. 15 16