3p57d.md (1482B)
1 Cette proposition est évidente par l'Axiome 1 qui se voit après le Lemme 3 2 faisant suite à la Proposition 13, partie **\*** II. 3 4 Nous la démontrerons, néanmoins, par les Définitions des trois affections 5 primitives. 6 7 Toutes les affections se ramènent au Désir, à la Joie ou à la Tristesse comme le 8 montrent les définitions que nous en avons données. Mais le Désir est la nature 9 même ou l'essence de chacun (*Scolie de la Prop. 9*); donc le Désir de chacun 10 diffère du Désir d'un autre autant que la nature ou essence de l'un diffère de 11 l'essence de l'autre. La Joie et la Tristesse, maintenant, sont des passions par 12 lesquelles la puissance de chacun ou son effort pour persévérer dans son être, 13 est accrue ou diminuée, secondée ou réduite (*Prop. 11 avec la Scolie*). Mais par 14 l'effort pour persévérer dans son être, en tant qu'il se rapporte à la fois à 15 l'Âme et au Corps, nous entendons l'Appétit et le Désir (*Scolie de la Prop. 9*); 16 donc la Joie et la Tristesse est le Désir même ou l'Appétit, en tant qu'il est 17 accru ou diminué, secondé ou réduit par des causes extérieures, c'est à-dire 18 (*même Scolie*) est la nature même de chacun et ainsi la Joie ou la Tristesse de 19 l'un diffère de la Joie ou de la Tristesse d'un autre, autant aussi que la 20 nature ou essence de l'un diffère de la nature ou essence de l'autre; et 21 conséquemment une affection quelconque de chaque individu diffère de l'affection 22 d'un autre autant, etc. C.Q.F.D. 23 24