3p1d.md (1678B)
1 Les idées d'une Âme humaine quelconque sont les unes adéquates, les autres 2 mutilées et confuses (*Scolie 2 de la Prop. 40, p. II*). Les idées qui sont 3 adéquates dans l'Âme de quelqu'un sont adéquates en Dieu en tant qu'il constitue 4 l'essence de cette Âme (*Coroll. de la Prop. 11, p. II*), et celles qui sont 5 inadéquates dans l'Âme sont adéquates en Dieu (*même Coroll.*) non en tant qu'il 6 constitue seulement l'essence de cette Âme, mais en tant qu'il contient aussi à 7 la fois en lui les Âmes d'autres choses. De plus, d'une idée quelconque supposée 8 donnée quelque effet doit suivre nécessairement (*Prop. 36, p. I*), et de cet 9 effet Dieu est cause adéquate (*Déf. 1*) non en tant qu'il est infini, mais en 10 tant qu'on le considère comme affecté de l'idée supposée donnée (*Prop. 9, p. 11 II*). Soit maintenant un effet dont Dieu est cause en tant qu'affecté d'une idée 12 qui est adéquate dans l'Âme de quelqu'un; de cet effet cette même Âme est la 13 cause adéquate (*Coroll. Prop. 11, p. II*). Donc notre Âme (*Déf. 2*), en tant 14 qu'elle a des idées adéquates, est nécessairement active en certaines choses; 15 ce qui était le premier point. En outre, pour tout ce qui suit nécessairement 16 d'une idée qui est adéquate en Dieu non en tant qu'il a en lui l'Âme d'un 17 certain homme seulement, mais, en même temps qu'elle, les Âmes d'autres choses, 18 l'Âme de cet homme n'en est pas la cause adéquate, mais seulement partielle 19 (*même Coroll, Prop. 11, p. II*), par suite (*Déf. 2*) l'Âme, en tant qu'elle a des 20 idées inadéquates, est passive nécessairement en certaines choses; ce qui était 21 le second point. Donc notre Âme, etc. 22 23 C.Q.F.D. 24 25