ethica

Spinozas ethics and various translations, edited for easy post processing.
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2p29c.md (885B)


 1 Il suit de là que l'Âme humaine, toutes les fois qu'elle perçoit les choses
 2 suivant l'ordre commun de la Nature, n'a ni d'elle-même, ni de son propre Corps,
 3 ni des corps extérieurs, une connaissance adéquate, mais seulement une
 4 connaissance confuse et mutilée. L'Âme en effet ne se connaît elle-même qu'en
 5 tant qu'elle perçoit les idées des affections du Corps (*Prop. 23*). Elle ne
 6 perçoit pas son propre corps (*Prop. 19*), sinon précisément par le moyen des
 7 idées des affections du Corps, et c'est aussi par le moyen de ces idées
 8 seulement qu'elle perçoit les corps extérieurs (*Prop. 26*); ainsi, en tant
 9 qu'elle a ces idées, elle n'a ni d'elle-même (*Prop. 29*), ni de son propre Corps
10 (*Prop. 27*), ni des corps extérieurs (*Prop. 25*), une connaissance adéquate, mais
11 seulement une connaissance mutilée et confuse (*Prop. 28 avec son Scolie*).
12 C.Q.F.D.
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