2p19d.md (1255B)
1 L'Âme humaine, en effet, est l'idée même ou la connaissance du Corps humain 2 (*Prop. 13*) qui est en Dieu (*Prop. 9*) en tant qu'on le considère comme 3 affecté d'une autre idée de chose singulière; ou encore, puisque (*Postulat 4*) 4 le Corps humain a besoin d'un très grand nombre de corps, par lesquels il est 5 continuellement comme régénéré, et que l'ordre et la connexion des idées sont 6 les mêmes (*Prop. 7*) que l'ordre et la connexion des causes, cette idée sera en 7 Dieu en tant qu'on le considère comme affecté des idées d'un très grand nombre 8 de choses singulières. Dieu donc a l'idée du Corps humain ou connaît le Corps 9 humain, en tant qu'il est affecté d'un très grand nombre d'autres idées et non 10 en tant qu'il constitue la nature de l'Âme humaine, c'est-à-dire (*Coroll. de la 11 Prop. 11*) que l'Âme humaine ne connaît pas le Corps humain. Mais les idées des 12 affections du Corps sont en Dieu en tant qu'il constitue la nature de l'Âme 13 humaine, autrement dit, l'Âme perçoit ces affections (*Prop. 12*), et 14 conséquemment elle perçoit le Corps humain lui-même (*Prop. 6*) et le perçoit 15 comme existant en acte (*Prop.17*); dans cette mesure donc seulement l'Âme 16 humaine perçoit le Corps humain lui-même. C.Q.F.D. 17 18