2p13d.md (864B)
1 Si en effet le Corps n'était pas l'objet de l'Âme humaine, les idées des 2 affections du Corps ne seraient pas en Dieu (*Coroll. de la Prop. 9*) en tant 3 qu'il constitue notre âme, mais en tant qu'il constitue l'âme d'une autre chose, 4 c'est-à-dire (*Coroll. de la Prop. 11*) que les idées des affections du Corps ne 5 seraient pas dans notre Âme; or (*Ax. 4*) nous avons les idées des affections du 6 Corps. Donc l'objet de l'idée constituant l'Âme humaine est le Corps tel qu'il 7 existe en acte (*Prop. 11*). Si maintenant, outre le Corps, il y avait un autre 8 objet de l'Âme, comme (*Prop. 36, p. I*) il n'existe rien d'où ne suive quelque 9 effet, il devrait y avoir nécessairement dans notre Âme (*Prop. précéd.*) une idée 10 de cet effet; or (*Ax. 5*) nulle idée n'en est donnée. Donc l'objet de notre âme 11 est le Corps existant et n'est rien d'autre. 12 13